Contacter nous

La Responsabilité du dirigeant de start-up et scale-up
en levée de fonds ou cash-burn

Comprendre les risques liés à l’hypercroissance pour le dirigeant

Les startups et scale-ups technologiques suivent des trajectoires qui s’écartent des standards financiers classiques. Levée de fonds, cash-burn, phase de R&D sans chiffre d’affaires, capitaux propres négatifs : ces situations relèvent d’une stratégie de croissance.

À chacune de ces étapes, la responsabilité personnelle du dirigeant peut être engagée. Des décisions peuvent être contestées a posteriori, parfois plusieurs années après les faits, indépendamment du succès ou de l’échec du projet.

Dans ces phases, l’assurance Responsabilité des Dirigeants tech devient un levier structurant. Elle vise à protéger le dirigeant face aux risques de mise en cause liés à la gouvernance, à la relation investisseurs et aux choix de pilotage propres aux entreprises technologiques. Encore faut-il comprendre quand, pourquoi et dans quelles conditions cette protection s’applique à des trajectoires de croissance ou hypercroissance volontairement non rentables à un instant donné, mais structurées pour créer de la valeur à moyen ou long terme.

L’assurance du dirigeant de startup en levée de fonds

Une levée de fonds modifie profondément le cadre de responsabilité du dirigeant. L’entrée d’investisseurs au capital ne se limite pas à un apport financier : elle introduit de nouveaux tiers légitimes à évaluer, questionner et contester les décisions de gestion, avant comme après le closing.

Dans la pratique, la responsabilité du dirigeant se cristallise autour de trois moments distincts, chacun porteur de risques spécifiques.

Avant la levée : crédibilité, due diligence et signaux de gouvernance

Dès les premières discussions, les investisseurs examinent la maturité de la gouvernance. L’existence d’une assurance Responsabilité des Dirigeants constitue souvent un signal structurant, intégré aux travaux de due diligence. Son absence peut ralentir les échanges, fragiliser la perception du risque ou compliquer certaines décisions d’investissement.

Pendant la levée : pacte d’actionnaires et exigences investisseurs

Au moment de la négociation, la question de la protection des dirigeants et des administrateurs devient explicite. Les investisseurs cherchent à sécuriser :

  • leur propre responsabilité lorsqu’ils siègent au board,
  • la capacité des dirigeants à prendre des décisions engageantes sans exposition personnelle disproportionnée.

Ces points sont généralement formalisés dans le pacte d’actionnaires.

Après la levée : exécution, arbitrages et mise en cause potentielle

Une fois les fonds levés, l’exposition du dirigeant s’intensifie. Les décisions relatives au rythme de croissance, aux recrutements, aux pivots stratégiques ou à l’allocation des ressources peuvent être contestées si les résultats s’écartent des trajectoires présentées aux investisseurs, même en l’absence de faute intentionnelle.

Quelles assurances pour réussir et sécuriser une levée de fonds ?

L’œil de l’expert

En pratique, l’assurance Responsabilité des Dirigeants ne protège pas uniquement les fondateurs. Elle contribue à l’équilibre de la gouvernance en couvrant également, selon les garanties souscrites, les mandats exercés par les investisseurs au sein des organes de direction.

À retenir

Une levée de fonds n’augmente pas le risque parce qu’elle apporte du capital. Elle l’augmente parce qu’elle introduit de nouveaux tiers légitimes à contester les décisions de gestion.

L’assurance du dirigeant en phase de cash-burn ou pré-revenue

Le cash-burn et l’absence temporaire de chiffre d’affaires constituent des phases normales du développement des startups et scaleups technologiques. Elles traduisent un choix d’allocation du capital vers la R&D, le produit ou l’acquisition, dans une logique de création de valeur différée. Pour le dirigeant, ces phases modifient toutefois la grille de lecture de ses décisions.

À mesure que le runway avance et que la trésorerie se consomme, les arbitrages deviennent plus exposés. Poursuite d’une activité non rentable à court terme, rythme des recrutements, priorisation des dépenses, ajustements stratégiques successifs : autant de décisions qui peuvent être réinterprétées a posteriori, notamment si l’entreprise ne parvient pas à sécuriser un nouveau financement.

⚠️ Important

Le cash-burn n’est pas une faute de gestion. La mise en cause du dirigeant repose sur la qualité du pilotage, la traçabilité des décisions et la cohérence de la stratégie au regard des moyens disponibles. Son absence d’anticipation, de documentation ou de réactivité face à la dégradation de la trésorerie sont des exemples de mises en cause potentielles.

Dans un contexte pré-revenue, cette exposition s’accentue encore. L’entreprise ne dispose pas de revenus récurrents pour objectiver ses choix. Les décisions reposent sur des hypothèses, des jalons de développement et des projections, souvent partagées avec les investisseurs, partenaires financiers ou organismes de soutien. C’est précisément cette asymétrie d’information qui fragilise la position personnelle du dirigeant.

L’assurance Responsabilité des Dirigeants intervient alors comme un outil de sécurisation. Elle ne vise pas à couvrir l’échec d’un modèle, mais à protéger le dirigeant face aux conséquences financières et juridiques de décisions prises dans un environnement incertain, contraint par le temps et le financement.

Ne perdez pas une minute à chercher la bonne assurance

Nous auditons gratuitement votre situation et votre exposition au risque pour vous proposer le meilleur alignement prix/garanties.

Assurance et responsabilité du dirigeant avec des capitaux propres négatifs

Les capitaux propres négatifs surviennent lorsque les pertes cumulées dépassent le capital social et les réserves. Cette situation est fréquente pour les start-ups et scale-ups en phase de R&D ou de développement commercial intensif.

Pour le dirigeant, cette situation modifie toutefois le niveau d’attention porté à ses décisions. Les capitaux propres négatifs deviennent un signal d’alerte pour les tiers (investisseurs, créanciers, partenaires) qui peuvent questionner la capacité de l’entreprise à poursuivre son activité dans des conditions soutenables. Les choix de gestion sont alors analysés avec un prisme plus strict, parfois déconnecté de la logique de croissance initiale.

Dans ce contexte, la responsabilité personnelle du dirigeant peut être recherchée non pas pour l’existence du déficit, mais pour l’absence d’ajustement, de communication ou de décision formalisée face à cette situation. Le sujet n’est pas comptable ; il est stratégique et gouvernance-centré.

L’œil de l’expert

Lorsque les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié du capital social, le dirigeant doit convoquer une assemblée générale afin de statuer sur la poursuite de l’activité et les mesures de reconstitution des capitaux propres. Le risque ne réside pas dans le déficit lui-même, mais dans l’inaction ou le défaut de formalisation de ces décisions.

L’assurance Responsabilité des Dirigeants joue alors un rôle de protection ciblée en couvrant les conséquences financières et juridiques d’une mise en cause liée à des décisions de gestion contestées, lorsque celles-ci ont été prises dans un environnement où la situation financière de l’entreprise fait l’objet d’une attention renforcée.

L’impact des investisseurs au board sur la Responsabilité du dirigeant

Après une levée de fonds, les investisseurs obtiennent fréquemment des sièges au board ou au conseil d’administration. Cette nouvelle gouvernance transforme la dynamique de décision. Le dirigeant agit au sein d’une instance où les choix stratégiques font l’objet d’un regard collectif, formalisé et opposable.

Dans ce contexte, les risques ne naissent pas d’une faute manifeste, mais de divergences stratégiques inhérentes à la gouvernance partagée. Les désaccords portent fréquemment sur des arbitrages structurants : allocation des ressources entre R&D et commercial, priorités de croissance, décisions de pivot, rythme de croissance ou scénarios de sortie (cession, IPO, calendrier). Ces sujets, normaux dans une entreprise financée, peuvent devenir sensibles lorsque les intérêts ou les horizons de temps diffèrent.

La responsabilité du dirigeant s’inscrit alors dans un cadre élargi. Il demeure tenu d’agir dans l’intérêt social de l’entreprise, en prenant en compte l’ensemble des actionnaires, y compris les investisseurs. Cette obligation, souvent qualifiée de fiduciaire, implique non seulement des décisions cohérentes, mais aussi une capacité à les expliquer, les justifier et les documenter. Une mise en cause peut ainsi émerger d’un défaut d’information, d’une décision perçue comme déséquilibrée ou d’une interprétation divergente de l’intérêt social, même en l’absence de faute intentionnelle.

⚠️ Important

La présence d’investisseurs au board n’augmente pas le risque parce qu’elle limite la liberté du dirigeant. Elle l’augmente parce qu’elle multiplie les acteurs habilités à apprécier, interpréter et contester les décisions de gestion.

Dans ces situations, l’assurance Responsabilité des Dirigeants agit comme un outil d’équilibrage de la gouvernance. Elle permet au dirigeant de prendre des décisions structurantes sans exposer son patrimoine personnel, tout en sécurisant le cadre de discussion avec les investisseurs lorsque les stratégies divergent ou que les résultats ne sont pas immédiatement au rendez-vous.

À retenir

Dans les entreprises financées, les litiges liés à la gouvernance opposent rarement des comportements fautifs. Ils naissent le plus souvent d’une lecture différente de l’intérêt social, dans un contexte où les investisseurs disposent d’un droit de regard formalisé. Une assurance Responsabilité des Dirigeants couvrant également les mandats exercés par les investisseurs au board (extension PMA « up ») favorise des résolutions plus rapides et plus équilibrées.

Responsabilité du dirigeant de start-up et scale-up face aux trajectoires de croissance

Levée de fonds, cash-burn, phase pré-revenue, capitaux propres négatifs, gouvernance avec investisseurs : prises isolément, ces situations peuvent sembler ponctuelles. En réalité, elles dessinent une trajectoire de croissance propre aux startups et scale-ups technologiques, marquée par des phases d’accélération, d’hypercroissance et de structuration progressive.

Pour le dirigeant, cette dynamique change profondément la nature du risque. La responsabilité personnelle ne se limite plus à des décisions opérationnelles ou financières. Elle s’étend à la capacité de piloter une organisation en forte croissance, d’arbitrer sous contrainte de temps, d’aligner des intérêts parfois divergents et de documenter des choix pris dans un environnement incertain.

C’est précisément dans ces phases d’hypercroissance que de nombreux contrats d’assurance Responsabilité des Dirigeants montrent leurs limites. Conçus pour des entreprises stabilisées ou déjà rentables, ils reposent sur des critères financiers figés.

À l’inverse, une assurance Responsabilité des Dirigeants pensée pour les entreprises technologiques intègre dès l’origine ces dynamiques. Elle considère la croissance rapide, l’investissement massif et l’évolution de la gouvernance non comme des anomalies à exclure, mais comme des situations normales à sécuriser, tant que le pilotage et la gouvernance restent maîtrisés.

Votre trajectoire est-elle réellement couverte ?

Toutes les assurances Responsabilité des Dirigeants n’intègrent pas les spécificités des startups et scale-ups en croissance.

Ressources complémentaire sur la Responsabilité des Dirigeants

Dirigeant de start-up ou scale-up : vos questions
sur l’assurance Responsabilité des Dirigeants

Peut-on assurer un dirigeant pendant une levée de fonds ?

L
K

Oui. Beaucoup de contrats du marché se basent sur des critères financiers standards qui bloquent lorsqu’une entreprise lève des fonds. Des contrats spécifiquement conçus pour les entreprises technologiques permettent aujourd’hui de couvrir ces trajectoires financées par des investisseurs.

Être en phase de cash-burn empêche-t-il d’être couvert par une RC Dirigeant ?

L
K

Non. Ici, l’éligibilité a été pensée pour intégrer cette phase d’investissement, y compris lorsque la rentabilité n’est pas immédiate.

Peut-on souscrire une assurance dirigeant avec des capitaux propres négatifs ?

L
K

Oui. Des capitaux propres négatifs ne constituent pas un motif d’exclusion et vous restez éligible à ces contrats RDD conçus pour les entreprises technologiques.

Pourquoi les investisseurs demandent-ils une assurance Responsabilité des Dirigeants ?

L
K

Parce qu’elle sécurise la gouvernance. Elle protège à la fois les dirigeants dans leurs décisions et les investisseurs lorsqu’ils exercent des mandats au board, en cas de désaccord ou de mise en cause.